Réforme du DPE : ce qui change pour les propriétaires en 2026
Par Manuel RAVIER le 17 mars 2026Points clés
- Le nouveau mode de calcul DPE 2026 : pourquoi votre étiquette s'améliore sans travaux ?
- Calendrier 2026 : vos obligations réelles pour louer en toute légalité
- Investissement locatif et DPE : les stratégies gagnantes en 2026
- L'accompagnement d'une agence : gérer la transition énergétique sans stress
- 2026 est déterminante pour la réforme du DPE
Tenir compte de la réforme du DPE est un facteur important dans le cadre d'un investissement locatif en France. Certes, on peut se laisser dire que ce n'est qu'un banal calcul. Toutefois, vous devez savoir que le DPE est déterminant pour la suite et la réussite de votre projet. Ainsi, vous ne devez en aucun cas ignorer les points importants liés à la réforme. Cela permet par exemple de savoir si votre logement est encore efficace ou non sur le plan énergétique.
En 2026, la réforme du DPE a redistribué les cartes concernant l'investissement locatif en France. Celle-ci permet en effet de savoir si votre appartement ou maison est encore efficace sur le secteur énergétique. Pour aller plus loin, il ne faut pas hésiter à vous tourner vers une agence de gestion locative comme NousGérons.
Ainsi, il n'y a aucun risque que vous rencontriez des soucis liés au DPE à l'avenir. Avec une agence fiable, vous allez pouvoir profiter d'un rendement locatif de 4 ou 5 % voire plus chaque année. De plus, l'agence saura sécuriser votre investissement locatif sur tous les points.
Le nouveau mode de calcul DPE 2026 : pourquoi votre étiquette s'améliore sans travaux ?
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) n'est pas qu'un simple document administratif. C'est la boussole de votre investissement locatif. Depuis la grande réforme de 2021, il est devenu opposable et conditionne directement le droit à la location. En 2026, une mise à jour technique change le calcul qui détermine la catégorie et l'étiquette de vos logements.
La fin de la « double peine » pour le chauffage électrique
Jusqu'à présent, le DPE appliquait un coefficient de conversion de 2,3 pour transformer chaque kilowattheure d'énergie finale en énergie primaire. Ce facteur pénalisait lourdement tous les logements équipés de chauffage électrique. Ceux-ci ont même été relégués mécaniquement dans les catégories les plus basses, même lorsque leur isolation était correcte.
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, ce coefficient tombe à 1,9. En apparence, un simple chiffre. En réalité, une transformation radicale pour des centaines de milliers de logements, en particulier les studios et petites surfaces. Le nouveau coefficient concerne particulièrement les logements chauffés à l'électricité.
Ce changement du coefficient de conversion reflète l'évolution réelle du mix énergétique français. Appliquer le facteur 2,3 en 2026 revenait à pénaliser l'électricité sur la base d'un bilan carbone qui n'est plus celui de notre réseau.
La conséquence concrète sur l'étiquette énergétique de vos logements
Comment ce changement de calcul se traduit-il en termes d'étiquette ? Voici une illustration chiffrée sur un appartement type chauffé à l'électricité, pour illustrer l'effet de la réforme :
|
Type de bien |
Consommation finale (kWh/m²/an) |
Classe avant 2026 (coeff. 2,3) |
Classe après 2026 (coeff. 1,9) |
Changement |
|
Studio 25 m² (chauffage élec.) |
180 |
G |
E |
+2 classes |
|
T2 38 m² (radiateurs élec.) |
200 |
G |
F |
+1 classe |
|
T2 42 m² (convecteurs élec.) |
155 |
F |
D |
+2 classes |
|
T3 65 m² (pompe à chaleur) |
110 |
E |
C |
+2 classes |
|
T2 50 m² (chauffage gaz) |
190 |
F |
F |
Inchangé |
Sources : NousGérons, ADEME
📌 Le nouveau coefficient de 1,9 ne profite qu'aux logements chauffés à l'électricité. Les biens fonctionnant au gaz ou au fioul ne bénéficient pas de ce reclassement automatique.
Une question ? Besoin de conseils ?
Notre équipe d'experts en gestion locative est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions.
Comment récupérer votre nouvelle étiquette gratuitement ?
Vous n'avez pas forcément besoin de repasser devant un diagnostiqueur pour connaître votre nouvelle catégorie énergétique. L'ADEME met à disposition sur son Observatoire DPE un outil de simulation permettant d'estimer le résultat du changement de calcul sur votre étiquette. Une démarche gratuite, accessible en quelques clics à partir de votre numéro de DPE.
Un nouveau passage de diagnostiqueur est conseillé si vous avez réalisé des travaux de rénovation ou d'isolation depuis votre dernier diagnostic. Ces améliorations n'étant pas automatiquement prises en compte dans la mise à jour du calcul. Un nouveau diagnostic permettra de faire valoir l'intégralité des performances de votre bâtiment et d'obtenir la meilleure étiquette possible.
Les studios et T1 bénéficient de leur côté d'une combinaison avantageuse. Effectivement, le correctif de 2024 s'ajoute désormais au nouveau coefficient de conversion de 2026. Pour les propriétaires d'une grande quantité de petites surfaces dans leur portefeuille locatif, cette double réforme est une opportunité de reclassement significative.

Calendrier 2026 : vos obligations réelles pour louer en toute légalité
La réforme du calcul DPE 2026 ne signifie pas la fin des exigences réglementaires. Elle redistribue les cartes, mais le calendrier des interdictions de location, lui, reste en vigueur.
2025 : interdiction des logements G (en vigueur)
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, tout logement présentant une consommation supérieure à 450 kWh/m²/an d'énergie finale est interdit à la location. Cette mesure, issue de la Loi Climat et Résilience, est effective et s'applique aux nouveaux baux comme aux renouvellements.
2026 : reclassement automatique + DPE collectif étendu
Le nouveau coefficient de conversion reclasse mécaniquement jusqu'à 850 000 logements. Par ailleurs, l'obligation de réaliser un DPE collectif s'étend à l'ensemble des copropriétés, quelle que soit leur taille. Une étape cruciale pour les investisseurs détenant des biens en résidence collective.
2028 : interdiction des logements F
Dans deux ans, les logements F ne pourront plus être proposés à la location. C'est pourquoi 2026 est l'année charnière. C'est maintenant qu'il faut planifier le contrôle énergétique et engager les travaux de rénovation, pour bénéficier de délais et d'aides suffisants.
2034 : interdiction des logements E
L'horizon ultime du calendrier réglementaire actuel. D'ici là, seuls les logements de catégorie A, B, C ou D pourront légalement être mis en location. L'investissement dans la rénovation énergétique aujourd'hui est donc un investissement dans la pérennité de vos revenus locatifs.
⚠️ Même si votre logement sort de la classe G grâce à la réforme 2026, il peut rester en catégorie F. Cela vous place sous la pression de l'échéance 2028. Ne différez pas le contrôle énergétique, anticipez dès maintenant pour avoir le temps de planifier vos travaux sereinement.
Estimez le loyer de votre bien
Utilisez notre outil gratuit pour estimer le loyer optimal de votre bien immobilier en quelques clics.
Le DPE collectif s'impose à toutes les copropriétés en 2026
Pour les investisseurs propriétaires de biens en copropriété, 2026 introduit une nouvelle obligation. Le DPE collectif, qui évalue la performance énergétique de l'ensemble du bâtiment. Cette étiquette collective vient compléter le DPE individuel de chaque logement. Il peut influencer directement la valeur perçue de votre bien sur le secteur immobilier.
L'impact de ce DPE collectif sur la gestion locative est double en informant les locataires sur la qualité globale du bâtiment. Il peut aussi déclencher l'obligation d'un audit énergétique pour les copropriétés les plus énergivores. Un sujet à surveiller de très près avec votre syndic.
Investissement locatif et DPE : les stratégies gagnantes en 2026
La réglementation énergétique n'est pas qu'une contrainte. Elle reconfigure le secteur immobilier et crée des opportunités réelles pour les investisseurs qui savent la lire. Voici comment transformer l'obligation en avantage concurrentiel.
La valeur verte : le vrai prix d'un reclassement énergétique
La notion de valeur verte désigne la plus-value apportée par une bonne étiquette DPE à la valeur d'un bien. Notez que deux biens identiques en surface et localisation peuvent afficher des écarts de prix significatifs selon leur catégorie énergétique.
|
Classe DPE |
Écart de prix à la vente vs classe D (référence) |
Tension locative estimée |
Gel des loyers applicable ? |
|
C ou mieux |
+5% à +15% |
Très forte demande |
Non |
|
D |
Référence 0% |
Demande normale |
Non |
|
E |
-3% à -8% |
Demande modérée |
Non |
|
F |
-10% à -20% |
Demande faible |
Oui avec gel total |
|
G |
-20% à -30% |
Location interdite |
Location interdite |
Sources : Notaires de France, ADEME, Direction de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages (DHUP)
Obtenez votre devis personnalisé
Découvrez nos tarifs de gestion locative adaptés à votre bien immobilier. Réponse sous 24h.
Fiscalité : profiter du super déficit foncier pour vos travaux de rénovation
Engager des travaux de rénovation énergétique sur vos logements locatifs n'est pas seulement une obligation réglementaire. C'est une opportunité fiscale de premier ordre. Le super-déficit foncier, prolongé et renforcé par la Loi de Finances 2026, permet aux propriétaires-bailleurs de déduire jusqu'à 21 400 € de travaux de leurs revenus globaux. Pour cela, il faut que les dépenses concernent des travaux de rénovation énergétique éligibles.
À cela s'ajoutent les aides directes dont MaPrimeRénov', les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) et les éco-PTZ. Pour un investisseur en tranche marginale d'imposition à 41 %, l'articulation intelligente de ces dispositifs peut réduire le coût réel des travaux de 60 % à 70 %. Un audit énergétique réalisé en 2026 est le point de départ obligatoire pour accéder à ces financements pour les biens en classe F et G.
- Faire réaliser un contrôle énergétique par un professionnel certifié (obligatoire pour les catégories F et G)
- Identifier les travaux prioritaires : isolation des combles, remplacement de la chaudière, fenêtres à double vitrage
- Déposer une demande MaPrimeRénov' avant le début des travaux
- Associer les CEE pour maximiser le financement
- Intégrer les travaux dans votre déclaration de revenus fonciers au régime réel pour activer le super-déficit foncier
Le secteur des studios : l'angle inédit de la réforme 2026
Le segment des studios et T1 est celui qui bénéficie le plus massivement de la réforme 2026. Ces biens, quasi exclusivement alimentés à l'électricité, étaient surreprésentés dans les classes F et G. Avec le nouveau calcul, un grand nombre d'entre eux remontent mécaniquement d'une à deux catégories.
Pour les investisseurs spécialisés dans les petites surfaces, c'est un facteur qui change la physionomie de leur portefeuille immobilier. Des biens qui n'étaient plus louables, ou dont les loyers étaient gelés, retrouvent une pleine capacité de génération de revenus locatifs. Une aubaine à saisir, en s'assurant que le DPE a bien été mis à jour dans les bases légales.

L'accompagnement d'une agence : gérer la transition énergétique sans stress
La complexité de la réglementation DPE est précisément ce qui pousse de nombreux propriétaires à commettre des erreurs coûteuses. Certains peuvent par exemple louer leurs biens interdits ou manquer des aides… Avec une agence de location, vous serez à l'abri de ce genre d'erreur.
L'équipe assure une veille réglementaire permanente sur l'ensemble des évolutions du DPE, de la décence énergétique et des dispositifs fiscaux. Dès qu'une réforme peut avoir une conséquence sur vos logements, vous êtes alertés et recevez un plan d'action concret. Pas de jargon, pas de paperasse laissée à votre charge, c'est juste une gestion locative sereine, performante et conforme.
En 2026, nous accompagnons nos clients sur trois niveaux :
- Diagnostic de portefeuille : identification des biens impactés positivement ou négativement par la réforme
- Coordination des diagnostiqueurs : sélection de professionnels certifiés, organisation des rendez-vous, suivi des étiquettes dans les bases légales
- Pilotage des travaux de rénovation : devis, artisans partenaires, suivi de chantier et montage des dossiers de financement (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ)
Confiez votre bien à nos experts
Gestion complète, sérénité garantie. Découvrez nos services de gestion locative professionnelle.
2026 est déterminante pour la réforme du DPE
La réforme du DPE 2026 n'est pas un épiphénomène technique. C'est une reconfiguration profonde du secteur locatif français, qui ouvre des opportunités réelles pour les propriétaires bailleurs. Le nouveau coefficient de conversion à 1,9 reclasse automatiquement des centaines de milliers de logements. Effectivement, cela redonne de la valeur à des biens alimentés à l'électricité et remet sur le marché des biens jusqu'ici bloqués.
Mais attention, cette réforme n'efface pas le calendrier des interdictions. Elle le déplace pour certains, l'accélère pour d'autres. Les propriétaires dont les logements restent en classe F ont désormais jusqu'en 2028 pour rénover. Ceux qui agissent dès 2026, avec un contrôle énergétique et un plan bien structuré, seront les grands gagnants de cette transition.
FAQ : questions fréquentes sur la réforme du DPE
Mon DPE actuel est valide 10 ans, dois-je le refaire en 2026 ?
Non, vous n'êtes pas obligé de refaire votre DPE uniquement pour bénéficier du nouveau calcul. Un outil de simulation permettant d'estimer votre catégorie à partir de votre numéro de DPE existant. Cependant, si vous avez réalisé des travaux depuis votre dernier diagnostic, un nouveau passage de diagnostiqueur est fortement recommandé. Cela va permettre d'intégrer ces améliorations dans le calcul et d'obtenir la meilleure étiquette possible. Un DPE actualisé est également nécessaire si vous souhaitez accéder aux aides financières de rénovation.
Puis-je augmenter le loyer si la note DPE de mon logement s'améliore grâce à la réforme ?
Pas directement et pas immédiatement. Le gel des loyers s'applique aux logements catégorisés F et G dans les zones soumises à l'encadrement des loyers. Si votre bien passe de G à F, il reste soumis au gel. S'il passe de F à E ou mieux, il sort du gel des loyers. Par contre, vous ne pouvez pas augmenter le loyer en cours de bail sans justification légale. En revanche, lors du renouvellement de bail ou pour un nouveau locataire. Vous pourrez pratiquer un loyer sans contrainte liée à la catégorie énergétique, pour les logements de catégorie E et mieux.
Mon logement reste de catégorie F après la réforme. Que dois-je faire avant 2028 ?
Vous avez deux ans pour agir et c'est juste. La première étape est de faire réaliser un audit énergétique par un professionnel certifié. Ce contrôle identifie les travaux les plus efficaces comme l'isolation des combles et des murs… Il produit également un scénario de rénovation permettant d'atteindre la catégorie E au moindre coût. Une fois le résultat en main, vous pouvez déposer votre demande d'aide avant le début des travaux. Ne tardez pas, les artisans qualifiés RGE sont en forte demande et les délais s'allongent.
La réforme DPE 2026 s'applique-t-elle aussi aux logements alimentés au gaz ?
Non. Le changement de coefficient de conversion concerne uniquement l'électricité, dont le facteur passe de 2,3 à 1,9. Les logements alimentés au gaz ou au fioul n'en bénéficient pas. Leur coefficient de conversion reste inchangé à 1,0. Pour ces biens, le DPE reste identique à celui calculé précédemment. Si votre logement chauffé au gaz est catégorisé F ou G, des travaux de rénovation restent nécessaires pour respecter le calendrier des interdictions de location.