Charges propriétaire locataire : guide pour réussir la répartition en 2026
Par Mickaël ZONTA le 23 avril 2026Points clés
Investir dans l'immobilier locatif en France reste une décision rentable à condition de maîtriser la répartition des charges entre propriétaire et locataire. En 2026, les nouvelles exigences en matière de performance énergétique ont considérablement modifié l'équilibre des dépenses locatives. Cela est aussi le cas des obligations liées aux diagnostics DPE et aux réformes issues du dispositif Climat et Résilience.
Par ailleurs, vous avez le temps de vous informer sur les clés pour comprendre les charges. Vous pouvez même anticiper et sécuriser votre situation tout au long de l'investissement. Selon une étude de l'ANIL, près de 30 % des litiges locatifs portent sur des erreurs dans la régularisation des charges. Une mauvaise anticipation peut coûter des centaines, voire des milliers d'euros au propriétaire comme au locataire.
La liste des charges récupérables par le bailleur est définie par le décret n°87-713 du 26 août 1987. Dans tous les cas, vous n'aurez aucun souci à vous faire pour répartir les charges en vous fiant à un expert. Pensez ainsi à vous tourner vers NousGérons pour assurer la qualité de votre gérance locative en France.
Les charges récupérables : ce que le locataire paie
Les charges locatives, appelées aussi charges récupérables, représentent les dépenses que le propriétaire engage pour le logement. Il peut ensuite récupérer la somme dépensée auprès du locataire.
Les services liés à l'usage du logement collectif
Dans un immeuble en copropriété, une grande partie des charges locatives concerne les services rendus aux occupants. Le locataire contribue ainsi aux dépenses d'exploitation et d'entretien courant des éléments collectifs :
✔ Ascenseur & parties en commun
- Courant dans les parties en commun de l'immeuble
- Entretien courant et petites réparations de l'ascenseur
- Nettoyage des couloirs, halls et escaliers
- Changement des ampoules en commun
✔ Eau & chauffage collectif
- Eau froide et eau chaude sanitaire collective
- Chauffage collectif (réglage, entretien courant)
- Fournitures d'entretien (produits ménagers)
- Robinetterie courante du logement
L'entretien des espaces verts et extérieurs
Les locataires participent également aux dépenses liées à l'entretien des secteurs verts de la copropriété. Cela concerne particulièrement la tonte, la taille, l'arrosage des pelouses et jardins collectifs. De même, le nettoyage des voies de circulation privées et le déneigement des allées en commun entrent dans cette catégorie.
La taxe liée aux ordures ménagères
La TEOM est une charge récupérable souvent oubliée lors de la régularisation annuelle. Elle peut représenter jusqu'à un mois de charges selon les municipalités. Le bailleur doit impérativement l'intégrer dans ses provisions mensuelles. De plus, le prix doit être justifié au locataire sur la base de l'avis de taxe foncière.
La TEOM est acquittée par le propriétaire dans le cadre de sa taxe foncière. Toutefois, elle constitue une dépense récupérable à 100 % sur le locataire occupant au 1ᵉʳ janvier de l'année. Le tarif varie considérablement d'une ville à l'autre, de 80 € par an dans certaines zones rurales. En outre, le tarif peut aller au-delà de 600 € dans les grandes métropoles.
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Les petites réparations locatives courantes
Le locataire est légalement responsable de l'entretien courant du logement et des menues réparations. Parmi les dépenses à sa charge se trouvent le changement des joints de robinetterie et des colliers de douche. À cela s'ajoutent l'entretien annuel de la chaudière individuelle et le débouchage des canalisations en cas d'usage abusif. Prenez aussi note du changement des vitres cassées (hors ancienneté) et de l'entretien des secteurs verts privatifs mis à disposition.
La distinction entre réparations locatives courantes et grosses réparations est au cœur de la plupart des litiges entre bailleur et locataire. Si la dégradation résulte d'un usage normal, c'est au locataire de payer. Si elle est due à l'ancienneté ou à un défaut structurel, le propriétaire prend en charge les travaux.

Les dépenses exclusivement à la charge du propriétaire
Le propriétaire doit assumer un ensemble de dépenses qui ne peuvent en aucun cas être répercutées sur le locataire. Ces frais sont liés à la conservation du bâti, à la mise en conformité et à la gérance du bien.
Les grosses réparations structurelles
Toutes les réparations relevant de l'article 606 du Code civil sont à la charge exclusive du propriétaire. Il s'agit des travaux portant sur la toiture (changement de tuiles, étanchéité, gouttières). À cela s'ajoutent le ravalement de façade et les murs porteurs ainsi que les canalisations encastrées ou vétustes. Prenez aussi en compte le changement de la chaudière collective ou individuelle ancienne. Sinon, il ne faut pas ignorer les planchers, escaliers et structure de l'immeuble.
Les frais de gérance et honoraires de syndic
Les frais liés à la gestion de votre bien sont exclusivement supportés par le propriétaire. Cela concerne particulièrement les honoraires d'un prestataire et les frais de mise en location. À cela s'ajoutent la rédaction du bail mais aussi les états des lieux. De même, les charges de copropriété correspondant aux améliorations ne sont pas récupérables sur le locataire.
La taxe foncière
La taxe foncière est intégralement due par le propriétaire du logement. Seule la part correspondant à la TEOM peut être récupérée auprès du locataire. En 2026, cette taxe a connu des hausses significatives dans de nombreuses municipalités, notamment Paris. Cela pèse particulièrement sur la rentabilité des investisseurs.
Conformément au dispositif ALUR, le propriétaire ne peut jamais facturer au locataire ses propres frais de gestion. Cela est aussi valable pour les honoraires de son agence immobilière pour la mise en location. Sinon, il ne faut pas ignorer les améliorations de la performance énergétique du logement.
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Focus 2026 : DPE, audit énergétique et rénovation
L'immobilier locatif traverse une révolution silencieuse. Depuis l'entrée en vigueur du calendrier d'interdiction pour louer des passoires thermiques. Les bailleurs font face à des dépenses de rénovation énergétique sans précédent. En 2026, les logements classés G au DPE sont définitivement interdits à la location. D'un autre côté, les logements classés F seront à leur tour concernés dès 2028.
Qui finance les améliorations énergétiques ?
Le propriétaire assume l'intégralité du financement des travaux de rénovation énergétique. Il ne peut pas facturer au locataire l'installation d'une pompe à chaleur et une isolation par l'extérieur (ITE). Cela est aussi valable pour le changement de fenêtres simple vitrage ou la pose d'un système de ventilation (VMC). Ces équipements constituent des améliorations durables du logement, et non des dépenses d'exploitation.
⚡ Nuance importante : la quote-part économie de charges
Lorsque les améliorations thermiques permettent au locataire de réaliser des économies substantielles sur ses charges de chauffage. Certaines conventions de réhabilitation (encadrées par la législation) peuvent prévoir une contribution exceptionnelle temporaire du locataire. Mais ce dispositif est très encadré et rare. Dans la grande majorité des cas, le propriétaire-bailleur supporte seul l'investissement. En contrepartie, il obtient une meilleure valorisation du bien et la possibilité de louer légalement.
L'audit énergétique : une charge 100 % propriétaire
Depuis avril 2023, tout logement classé F ou G mis en vente doit être accompagné d'un audit énergétique complet (distinct du DPE). En 2026, cette obligation s'est élargie aux logements classés E dans certains contextes. Le coût de cet audit, qui oscille entre 500 € et 1 500 € selon la taille du logement, est exclusivement supporté par le propriétaire.
Pour les bailleurs désireux de naviguer sereinement dans ce contexte réglementaire mouvant. La gérance déléguée à un expert comme NousGérons garantit un suivi en temps réel des obligations légales.
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Comment régulariser les charges sans erreur ?
La régularisation annuelle des charges locatives est une obligation légale pour le bailleur qui applique un système de provisions mensuelles. C'est aussi l'une des étapes les plus délicates de la relation locative, source fréquente de contentieux si elle est mal exécutée.
Provisions mensuelles vs forfait : quelle différence ?
📋 Appartement vide (meublé exclu)
- Système des provisions sur charges
- Régularisation annuelle obligatoire
- Envoi des justificatifs au locataire
- Solde positif ou négatif remboursé/réclamé
📋 Appartement meublé
- Forfait de charges possible (montant fixe)
- Pas de régularisation si forfait stipulé au bail
- Risque de sous-évaluation pour le bailleur
- Forfait doit rester raisonnable (jurisprudence)
Les étapes d'une régularisation réussie
La régularisation commence par la collecte des justificatifs comme les appels de fonds du syndic de copropriété. À cela s'ajoutent les factures d'eau et le courant sur les parties en commun. Notez aussi le chauffage collectif et l'avis de taxe foncière (pour la TEOM) de l'année écoulée.
La prochaine étape concerne le calcul de la quote-part du locataire. Cela consiste à appliquer la clé de répartition définie dans le règlement de copropriété. Pour les dépenses individuelles (eau, chauffage individuel), le prix réel est intégralement imputable au locataire du logement concerné.
Vient ensuite la comparaison des provisions et des dépenses réelles. Ici, il faut faire la différence entre les provisions mensuelles versées par le locataire pendant l'année et les charges réelles imputables. Un solde positif doit être remboursé au locataire dans le mois suivant la régularisation.
La dernière étape concerne la communication et la conservation des pièces. Le bailleur doit envoyer le décompte de charges au locataire et tenir les justificatifs à disposition pendant 6 mois. Toute demande de consultation du locataire doit être satisfaite.

Pourquoi confier la gérance de vos charges à NousGérons ?
La complexité réglementaire de 2026 rend la gérance en solo de plus en plus risquée pour les propriétaires-bailleurs. Une erreur dans la répartition des charges, une régularisation manquée ou un document justificatif absent peuvent causer un litige. Pour vous rassurer, NousGérons gère plusieurs centaines de logements en France. L'équipe vous assure zéro erreur de régularisation grâce à un logiciel de calcul en temps réel.
Notez aussi le suivi DPE et la conformité énergétique automatique pour chaque logement. Par ailleurs, profitez d'une médiation professionnelle en cas de litige sur les charges locatives. Votre prestataire offre même un conseil fiscal pour optimiser les charges déductibles du propriétaire. L'équipe connaît les spécificités locales des marchés immobiliers et des syndics de copropriété pour vous garantir une gérance sans faille.
Ainsi, ne laissez pas la complexité des charges locatives freiner votre investissement. L'équipe NousGérons vous accompagne à chaque étape, de l'estimation du loyer à la régularisation annuelle des charges.
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Maîtrisez vos charges, sécurisez votre investissement
La répartition des charges entre propriétaire et locataire n'est pas qu'une formalité administrative. C'est un levier stratégique pour maximiser la rentabilité de votre investissement locatif. Vous allez aussi entretenir une relation saine avec votre locataire. En 2026, avec l'accélération des obligations de transition énergétique et le durcissement du cadre législatif. La maîtrise de ces règles est plus que jamais indispensable.
Le locataire paie les dépenses locatives liées à son usage courant du logement. En outre, le propriétaire assume les grosses réparations, les frais de gérance et les investissements énergétiques. La frontière est parfois subtile et c'est précisément là qu'une expertise professionnelle fait toute la différence.
FAQ : questions fréquentes sur les charges locatives
Le locataire doit-il payer pour l'entretien de la chaudière ?
Oui, pour une chaudière individuelle, l'entretien annuel est une charge récupérable à la charge du locataire. Il doit faire appel à un professionnel agréé et fournir au propriétaire le certificat d'entretien. En revanche, si la chaudière doit être remplacée en raison de sa vétusté ou d'une panne définitive. C'est le propriétaire qui supporte intégralement le coût des nouveaux éléments. Pour une chaudière collective en copropriété, l'entretien courant est récupérable sur le locataire via les charges de copropriété. Le changement complet de l'installation reste à la charge du propriétaire.
Qui paie la taxe foncière en 2026 ?
La taxe foncière est intégralement due par le propriétaire du logement et ne peut pas être répercutée sur le locataire. Toutefois, la TEOM, qui figure sur le même avis, constitue une charge récupérable. Le propriétaire doit en justifier le prix exact auprès du locataire lors de la régularisation annuelle. En 2026, la taxe foncière continue d'augmenter dans de nombreuses communes françaises,. Cela impacte directement le budget des bailleurs.
Le propriétaire peut-il répercuter les travaux de rénovation énergétique sur le loyer ?
Non, le propriétaire ne peut pas facturer directement au locataire les travaux de rénovation énergétique. Ces investissements sont supportés par le propriétaire. Cependant, une fois les améliorations réalisées, le propriétaire peut réviser le loyer lors du renouvellement du bail. Cela peut aussi se faire à l'occasion d'un nouveau contrat dans le respect des plafonds légaux. Les aides de l'État (MaPrimeRénov', certificats d'économie d'énergie) permettent de financer une partie significative de ces améliorations.
Qu'est-ce qu'une charge vétuste et qui la paie ?
La vétusté désigne la dégradation naturelle d'un équipement liée au passage du temps et à un usage normal. Lorsqu'un équipement se dégrade par ancienneté, les réparations sont à la charge du propriétaire. Pour éviter les litiges, il est recommandé de rédiger lors de l'état des lieux une grille d'ancienneté (désormais possible depuis la loi ALUR).
Comment contester des charges locatives abusives ?
Un locataire qui estime que des charges locatives lui sont facturées abusivement dispose de plusieurs recours. Il peut d'abord demander à consulter les justificatifs (le propriétaire est obligé de les tenir à disposition pendant 6 mois après la régularisation). En cas de désaccord persistant, il peut saisir la Commission Départementale de Conciliation (CDC), une démarche gratuite et amiable. En dernier recours, le tribunal judiciaire est compétent pour trancher. Les charges récupérables étant limitativement énumérées par la législation, toute facturation d'une charge non listée est nulle. Faire appel à un expert en gérance comme NousGérons permet d'éviter ces situations conflictuelles en amont.