Présidentielles 2027 en France : quel programme immobilier pour la partie “France Insoumise” ?

Points clés


Présidentielles 2027 en France : quel programme immobilier pour la partie “France Insoumise” ?
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À six mois de la présidentielle (18 avril et 2 mai 2027), Jean-Luc Mélenchon promet 400 000 logements abordables par an. Il propose aussi un Airbnb limité à 60 jours et 700 000 rénovations annuelles. Bruno Retailleau mise sur la déduction fiscale des intérêts d'emprunt (50 à 100 % selon les enfants). Côté marché immobilier, le taux moyen des crédits atteint 3,31 % en août 2026. Les loyers encadrés dans environ 70 communes restent suspendus au vote du Parlement.

L'immobilier après les présidentielles 2027 pourrait marquer un tournant décisif pour les propriétaires bailleurs, les investisseurs et les locataires. Cela notamment les orientations défendues par La France insoumise (LFI). À l'approche de l'élection, une question s'impose, comment les propositions des candidats pourraient-elles transformer le marché immobilier locatif français et les stratégies patrimoniales ?

Les chiffres de 2026 illustrent les enjeux. Selon l'Insee, les bailleurs privés détiennent 23,2 % des résidences principales en France, ce qui souligne leur rôle central dans l'offre locative. Par ailleurs, les loyers du secteur libre ont progressé de 0,9 % sur un an en juillet 2026, tandis que l'ensemble des loyers a augmenté de 1,6 %. Par ailleurs 7,6 % des logements étaient vacants au 1ᵉʳ janvier 2026, soit environ 2,9 millions de logements. C'est un indicateur important pour comprendre les tensions du marché immobilier locatif.

Dans ce contexte, le programme immobilier de LFI mérite une analyse approfondie. Encadrement des loyers, accès au logement, rénovation énergétique et droits des propriétaires. Quelles mesures pourraient modifier les règles du jeu après les présidentielles 2027 ? Découvrez les propositions de La France insoumise, les met en perspective avec celles d'autres personnalités politiques. Prenez aussi en compte leurs conséquences potentielles sur la rentabilité locative, la gestion immobilière et les décisions d'investissement.

Précision : les mesures citées proviennent de programmes publiés ou annoncés avant le 12 octobre 2026. Un programme n'est pas une loi, tout ce qui suit relève de propositions, susceptibles d'évoluer d'ici le scrutin.

Que contient le programme logement de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise ?

Présenté au salon Batimat le 28 septembre 2026, le plan de Jean-Luc Mélenchon vise 400 000 logements abordables par an. À cela s'ajoutent la réquisition des logements vacants et le plafond de 60 jours pour les meublés de tourisme. La France Insoumise prévoit aussi 700 000 rénovations par an, pour 12 milliards d'euros d'investissement public annuel supplémentaire.

Le candidat insoumis fait du logement une priorité nationale et assume une intervention forte de l'État.

Axe

Ce que prévoit le plan LFI

Construction

400 000 logements abordables par an, dont 200 000 logements publics (140 000 pour les ménages les plus modestes, financés en PLAI)

Loi SRU

Seuil de logements sociaux porté à 30 % des communes, avec des sanctions alourdies

Parc existant

150 000 logements issus du parc existant, dont 50 000 bureaux et locaux transformés par an ; réquisition des logements vacants ; taxe progressive selon le nombre de biens inoccupés

Locations saisonnières

60 jours par an maximum, interdiction dans l'hypercentre des grandes métropoles, quotas en zone tendue, fin des avantages fiscaux

Accession

Développement du bail réel solidaire (BRS), prêts immobiliers à taux avantageux via un pôle public bancaire, encadrement du prix des terrains constructibles

Rénovation

700 000 logements rénovés par an, travaux pris en charge à 100 % pour les plus modestes, propriétaires de plus de 5 logements exclus du dispositif

Patrimoine

Nombre de biens transmissibles par héritage limité à 5, au-delà réquisition puis redistribution

Ce que cela signifie pour un propriétaire-bailleur. Les trois signaux suivants méritent l'attention :

  • La pression sur les logements vacants (un bien inoccupé deviendrait un risque fiscal)
  • La fin programmée de l'avantage fiscal du meublé de tourisme
  • Le durcissement des obligations de rénovation énergétique et de confort d'été.

À l'inverse, le plan promet un soutien massif à la rénovation, mais les propriétaires de plus de cinq logements en seraient exclus.

Un point de vigilance éditorial pour chaque propriétaire. Certaines synthèses évoquent un permis de louer généralisé, une garantie universelle des loyers publique ou un retour de l'ISF dans l'univers programmatique de la gauche. Ces pistes ne figurent pas dans le détail du plan présenté le 28 septembre. Toutefois, les choses risquent de changer au fil du temps avant même la publication du programme complet de la France Insoumise.

A quoi s'attendre de la part de la France Insoumise après les Présidentielles de 2027 ?

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En savoir plus

Encadrement des loyers : où en est-on et que changerait une généralisation ?

L'encadrement des loyers s'applique dans environ 70 communes à titre expérimental et devait s'achever fin novembre 2026. Une prolongation de deux ans est envisagée par le gouvernement, sans nouvelles villes. Son avenir au-delà dépendra de la présidentielle, comme l'a dit le ministre du Logement Vincent Jeanbrun. Par ailleurs, c'est le sujet qui cristallise le plus de tensions entre bailleurs et locataires. Les faits se résument en principe par les points suivants :

  • Un dispositif expérimental créé par la loi Alur, repris par la loi Elan, et dont le terme légal est fixé fin novembre 2026.
  • Environ 70 communes concernées, dont Paris, Lille, Lyon ou Bordeaux.
  • Un effet mesuré : selon l'Institut des politiques publiques (IPP, mai 2026), l'encadrement a réduit les loyers des annonces de 2 à 4 % en moyenne, jusqu'à 5 % en fin de période.
  • Un respect inégal : le baromètre 2026 de la Fondation pour le logement des défavorisés relève que 37 % des annonces dépassent les plafonds, contre 32 % en 2025.

Le ministre Vincent Jeanbrun, opposé à titre personnel au dispositif, a indiqué envisager une prolongation sans extension. Du côté des candidats, Bruno Retailleau affirme qu'on ne fait pas baisser les loyers en décrétant leur montant. La gauche, elle, défend la pérennisation voire l'extension du mécanisme.

 

Situation actuelle (octobre 2026)

Hypothèse d'une généralisation

Territoire

Environ 70 communes, expérimentation

Ensemble du territoire national

Effet moyen constaté

−2 à −4 % sur les loyers affichés (IPP)

Effet à anticiper dans les villes moyennes, encore non mesuré

Perspective de calendrier

Prolongation de 2 ans envisagée

Dépend du scrutin d'avril-mai 2027

Sources : Banque des Territoires (23-24 juin 2026), IPP (mai 2026) via toutsurmesfinances.com et locservice.fr, Fondation pour le logement des défavorisés (3 septembre 2026)

Notre lecture d'investisseur. Sur un loyer de 850 € par mois, un plafonnement de 4 % représente environ 34 € mensuels, soit 408 € par an. L'impact est réel mais absorbable pour un bien bien acheté et bien géré. Le vrai danger serait d’acheter au prix fort en comptant sur un loyer que la loi pourrait plafonner.

Airbnb limité à 60 jours : la fin du meublé de tourisme tel que vous le connaissez ?

La France Insoumise veut limiter la location d'un meublé de tourisme à 60 jours par an, l'interdire dans l'hypercentre des grandes métropoles et supprimer ses avantages fiscaux. Pour un investisseur en location courte durée, la rentabilité serait fortement remise en cause. La location longue durée deviendrait l'option de référence.

Aujourd'hui, la loi du 19 novembre 2024 a déjà resserré l'étau sur les meublés de tourisme avec un plafond de 120 jours en résidence principale. Les communes peuvent l'abaisser sans oublier la réduction des abattements fiscaux. Le plan insoumis irait bien plus loin avec un plafond de 60 jours, des quotas en zone tendue et une interdiction en hypercentre.

Pour les locataires, cela assure davantage de logements remis sur le marché locatif classique dans les zones où l'offre manque. Pour les investisseurs, la lecture est plus nuancée. Les villes touristiques perdraient un levier de rendement, mais la location meublée de longue durée pourrait compenser une partie de l'écart. Cela implique une exposition moindre au risque de vacance.

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Fiscalité, patrimoine, héritage : quel impact fiscal sur l'investissement locatif ?

Le plan insoumis ne détaille pas de hausse des revenus fonciers, mais il plafonne à 5 le nombre de biens transmissibles par héritage et taxe les logements vacants. Retailleau propose l'inverse avec une réduction d'impôt sur les intérêts d'emprunt des familles avec enfants (50 à 100 %).

La pression fiscale sur le patrimoine immobilier est l'angle mort de bien des analyses. Elle est pourtant décisive pour la rentabilité nette d'un projet locatif :

  • Chez Jean-Luc Mélenchon, l'argument est celui de la concentration : selon son programme, 3,5 % des ménages détiennent plus de cinq logements et à eux seuls la moitié du parc locatif. D'où l'idée de plafonner les biens transmissibles à cinq.
  • Chez Bruno Retailleau, le pacte famille et logement prévoit une déduction des intérêts d'emprunt : 50 % avec un enfant, 75 % avec deux, 100 % à partir de trois, avec des plafonds annuels rapportés (1 200 € pour deux enfants, 1 600 € pour trois). Le candidat l'estime utile à 220 000 familles par an. Il annonce aussi un « choc de transmission » limité à trois ans.
  • Chez Nicolas Dupont-Aignan, l'accent porte sur la transmission du patrimoine : donations exonérées relevées de 100 000 € par enfant ou petit-enfant et délai entre deux donations ramené de 15 à 10 ans.

La fiscalité des revenus fonciers, du régime LMNP et de l'amortissement reste, elle, soumise aux arbitrages des lois de finances à venir, dans un contexte de dette publique élevée qui limite les marges de manœuvre de l'État.

Sources : Europe 1, Immojeune d'après la Fondation iFRAP

Retailleau, Dupont-Aignan, Glucksmann : comment se positionnent les autres candidats ?

Bruno Retailleau défend la propriété familiale et refuse l'encadrement des loyers. Nicolas Dupont-Aignan veut élargir le PTZ et faciliter les donations. Raphaël Glucksmann veut développer le bail réel solidaire à grande échelle. La droite mise sur l'incitation fiscale, la gauche sur la régulation et le logement public.

Candidat

Propositions logement et immobilier

Philosophie

Jean-Luc Mélenchon (LFI)

400 000 logements abordables/an, Airbnb 60 jours, 700 000 rénovations/an, pôle public bancaire

Intervention de l'État

Bruno Retailleau (LR)

Déduction des intérêts d'emprunt selon le nombre d'enfants, fin de l'encadrement des loyers, réforme du logement social

Propriété et incitation fiscale

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)

Plafond du PTZ relevé de 100 000 €, donations exonérées augmentées de 100 000 € par enfant

Transmission et accession

Raphaël Glucksmann

BRS développé en offre de masse

Accession sociale

Sources : Europe 1, Immojeune d'après le comparateur de la Fondation iFRAP (printemps 2026), programme de Bruno Retailleau du 28 mai 2026

Tous les candidats parlent de construction et d'accession, peu parlent du quotidien du bailleur privé. C'est précisément là que se joue la performance d'un investissement : vacance, impayés, conformité, travaux. Autant de sujets où l'incertitude politique se transforme en risque opérationnel.

Marché immobilier, taux de crédit et DPE : les chiffres qui comptent avant d'investir

En août 2026, le taux moyen des crédits immobiliers atteint 3,31 % (3,27 % sur 20 ans) selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. Le taux d'usure grimpe à 5,40 % depuis le 1ᵉʳ octobre. Sur 200 000 € empruntés sur 20 ans, passer de 3,27 % à 3,86 % coûte environ 61 € de plus par mois.

Pendant que les candidats débattent, le marché du crédit bouge. Voici les repères à retenir.

Durée du prêt

Taux moyen, août 2026

15 ans

3,14 %

20 ans

3,27 %

25 ans

3,35 %

Toutes durées

3,31 %

Source : Observatoire Crédit Logement/CSA, tableau de bord d'août 2026. Hors assurance

Les barèmes standards avant négociation des banques partenaires de Meilleurtaux atteignent 3,86 % en moyenne début octobre, et le taux d'usure pour un prêt de 20 ans et plus passe de 5,29 % à 5,40 % au 1ᵉʳ octobre (Selectra). Le taux de crédit reste modéré en historique long, mais la tendance est à la hausse. Un projet d'achat se prépare donc avec une marge de sécurité sur la mensualité.

Selon le calendrier de la loi Climat et résilience, les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. Les F le seront en 2028 et les E en 2034 sous réserve d'évolutions législatives. Quel que soit le vainqueur de 2027, la rénovation énergétique est un passage obligé ? MaPrimeRénov' et les aides à la rénovation seront-elles maintenues, renforcées ou réformées ? La réponse pèsera sur le prix des passoires thermiques et sur votre plan de travaux.

Simulation illustrative : prenez un appartement T2 acheté 220 000 €, loué 850 € par mois, avec 2 900 € de charges annuelles non récupérables (taxe foncière, assurance, entretien).

Scénario

Loyer annuel

Rentabilité brute

Rentabilité nette avant impôt

Loyer libre

10 200 €

4,64 %

3,32 %

Loyer plafonné (−4 %)

9 792 €

4,45 %

3,13 %

Source : NousGérons

Un plafonnement modéré fait perdre moins de 0,2 point de rentabilité nette. Un impayé non couvert ou six mois de vacance en coûtent bien davantage. La sécurisation de l'exploitation pèse plus lourd que le programme politique.

Que propose la France Insoumise après les Présidentielles de 2027 ?

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Locataires : ce que ces programmes changent pour trouver un appartement

Pour un locataire, les mesures phares sont la remise sur le marché de logements vacants et saisonniers. Notez aussi l'encadrement des loyers dans les villes concernées et l'amélioration énergétique du parc. Les effets se mesureront sur plusieurs années, pas dès 2027.

Si vous cherchez un logement à louer aujourd'hui, ne mettez pas votre projet en pause. Aucun programme ne produira d'effet immédiat sur l'offre disponible sur le marché. Voici quelques réflexes utiles à adopter avant d'aller plus loin :

  • Vérifiez le loyer de référence si votre commune est encadrée, et signalez tout dépassement.
  • Surveillez le DPE : un logement mieux classé coûte moins cher à chauffer, et sa location est plus sûre juridiquement.
  • Constituez un dossier solide : dans les zones tendues, la rapidité et la clarté du dossier font la différence.
  • Privilégiez les logements gérés par des professionnels : états des lieux rigoureux, quittances, interlocuteur identifié, droits respectés.

L'offre locative reste le nerf de la guerre et les propositions de construction visent toutes à la desserrer. Leur efficacité dépendra de leur financement et du rythme réel des chantiers.

Anticiper avant les présidentielles de 2027

La présidentielle de 2027 pourrait redéfinir les règles de l’investissement locatif en France. Encadrement des loyers, réglementation des locations de courte durée, rénovation énergétique, fiscalité immobilière. Les orientations politiques auront des conséquences potentielles sur la rentabilité des biens et les stratégies des propriétaires. Le programme de La France insoumise, comme celui des autres candidats, mérite d’être analysé au-delà des annonces, en tenant compte des mesures réellement adoptées et de leur application.

Pour autant, attendre le résultat des élections pour prendre soin de son patrimoine n’est pas nécessairement la meilleure stratégie. Un investissement immobilier durable repose avant tout sur un achat au prix juste, une bonne connaissance du marché local, un logement conforme aux obligations réglementaires et une gestion locative adaptée. Ces fondamentaux restent essentiels, quelle que soit l’issue du scrutin. Vous êtes propriétaire bailleur ou envisagez d’investir dans l’immobilier locatif ? Anticiper les évolutions réglementaires et optimiser votre gestion peut faire la différence. 

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FAQ

Jean-Luc Mélenchon propose 400 000 logements abordables par an, dont 200 000 publics, et un renforcement de la loi SRU à 30 %. Il veut aussi réquisitionner les logements vacants, limiter les meublés de tourisme à 60 jours par an et rénover 700 000 logements annuellement. Le tout est chiffré à 12 milliards d'euros d'investissement public supplémentaire par an.

Sans intervention du législateur, l'expérimentation s'éteint fin novembre 2026. Le gouvernement a toutefois indiqué envisager une prolongation de deux ans, limitée aux communes déjà concernées. L'avenir du dispositif dépendra ensuite de la présidentielle. Vérifiez l'état du texte avant toute décision sur un bien situé en zone encadrée.

Oui, à condition de bien acheter, de maîtriser les charges et de sécuriser la gestion. Avec un taux moyen de 3,31 % en août 2026, le crédit reste accessible. Un plafonnement modéré des loyers pèse peu sur la rentabilité nette, contrairement à la vacance, aux impayés ou à un mauvais DPE.

Bruno Retailleau propose une déduction des intérêts d'emprunt de 50 % avec un enfant, 75 % avec deux et 100 % à partir de trois. Il s'oppose à l'encadrement des loyers et veut réformer l'accès au logement social. Selon lui, la mesure bénéficierait à environ 220 000 familles par an.

Le calendrier d'interdiction de louer les logements F en 2028 et E en 2034 découle de la loi actuelle. Les aides à la rénovation, dont MaPrimeRénov', dépendront des arbitrages budgétaires et du vainqueur de la présidentielle. Prévoir dès maintenant un audit énergétique de vos biens reste la stratégie la plus prudente.

C'est souvent le choix le plus sûr. Une agence suit l'évolution de la loi, applique les règles à jour et gère impayés et travaux à votre place. Vous gardez la maîtrise de votre investissement, sans porter seul la charge administrative. NousGérons peut chiffrer la gestion de votre bien en quelques minutes.